Pendant le temps des Fêtes, l’hiver n’a pas fait semblant. Au Parc, comme bien des places au Québec, on a vécu plusieurs journées à -20 °C! Et pourtant, les sentiers de raquette et de fatbikes étaient animés, les chalets bien occupés, et même le camping hivernal trouvait ses adeptes. Comme quoi, bien préparé, l’hiver devient un allié.
Avant même de mettre le pied dehors, tout commence à l’intérieur. On prend le temps. Une première couche qui colle à la peau, douce et chaude, capable de gérer l’humidité. Pas question de tricher avec ça, surtout quand on sait que la journée se passera en mouvement. On ajoute ensuite une couche isolante, juste assez, puis une coquille qui coupe le vent. Rien d’excessif. On part toujours un peu frais et prêt à bouger!
Sur les sentiers de raquette, les premiers pas réveillent le corps rapidement. La respiration prend son aise, le rythme s’installe. La neige glisse doucement sous les raquettes, et déjà, la chaleur monte. C’est là que l’on comprend pourquoi trop s’habiller est souvent l’erreur numéro un. Ici, le secret, c’est l’équilibre. Avancer, s’arrêter brièvement pour admirer la lumière qui traverse les arbres givrés, puis repartir avant que le froid ne s’invite trop longtemps.
Un peu plus loin, les pistes de fatbike racontent une autre histoire. À vélo, le froid se fait plus vif. La vitesse amplifie chaque coup de pédale, même les jours sans vent. On pédale, on s’active, et malgré le mercure bas, le sourire s’installe. Parce que rouler sur la neige, dans ce décor hivernal typique du Québec, ça a quelque chose de franchement rafraîchissant!
À un détour de sentier, c’est l’heure d’une pause. Pas longue. Juste assez pour sortir le thermos, avaler une gorgée bien chaude et croquer dans une collation énergétique. Le froid demande du carburant, et le corps en brûle plus qu’on ne le croit. Autour, la forêt est calme, presque immobile. Ce genre de moment qui fait oublier la température affichée sur le cellulaire.
Les pieds, eux, doivent rester heureux. Des bottes chaudes, imperméables, jamais trop serrées. C’est souvent ce détail-là qui décide si la sortie dure une heure… ou toute la matinée. Les mains, bien au fond des mitaines, profitent du même traitement. Ici, on ne négocie pas avec les extrémités!
La lumière change doucement. Le soleil d’hiver descend déjà, et avec lui vient l’idée du retour. Savoir qu’un chalet bien chaud attend au bout du sentier change tout. Le froid devient presque secondaire. Après l’effort, le confort prend une autre dimension : enlever les couches toutes trempes, se réchauffer, laisser la journée s’imprimer tranquillement!
Ces journées glaciales vécues pendant les Fêtes nous l’ont rappelé : l’hiver au Parc, au cœur du Centre-du-Québec, n’est pas une saison à éviter. C’est une saison à comprendre. À apprivoiser. Et surtout, à vivre pleinement.
Parce qu’avec les bons réflexes, même à -20 °C, le plein air reste une invitation ouverte!




